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The weekend takes place in Neuchâtel and La Chaux-de-Fonds, in the Jura-massif in North-West of Switzerland

 
Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds
View of Neuchâtel, Switzerland 

Neuchâtel (environ 33 000 habitants) et La Chaux-de-Fonds (environ 37 000 habitants) sont les deux principales villes du Canton de Neuchâtel, situé dans le massif du Jura, au nord-ouest de la Suisse, dans la partie francophone du pays.

Peuplé dès la Préhistoire, ce territoire a livré de nombreux vestiges archéologiques, essentiellement issus des célèbres sites lacustres, exposés au Laténium, le plus grand musée archéologique suisse.
L’histoire du canton est marquée par une succession d’influences politiques et culturelles françaises, suisses allemandes et allemandes. Sous l’autorité de la Prusse dès le début du 18ème siècle, le canton de Neuchâtel devient République grâce à la révolution de 1848, et s’intègre alors pleinement à la confédération helvétique.

Le canton de Neuchâtel a connu un fort développement industriel initié dès le 17ème siècle sous l’impulsion des immigrés huguenots. Au siècle suivant, la région devient l’un des principaux centres de l’horlogerie suisse et de la production d’indiennes.
Le canton de Neuchâtel est aujourd’hui le pôle national le plus important pour les micro- et nanotechnologies.

Chef-lieu du canton, la ville de Neuchâtel est localisée sur sa partie littorale, au bord du lac de Neuchâtel (« dans le bas »). Outre son rôle dans l’industrie textile et horlogère, la localité devient célèbre au 19ème siècle grâce à sa chocolaterie Suchard, dont la fabrique est installée à Serrières, à l’Ouest de la ville.

La ville de La Chaux-de-Fonds, située dans les montagnes neuchâteloises (« dans le haut ») est née de l’industrie horlogère. Sa structure, son architecture, son histoire, son économie, s’inscrivent dans l’histoire industrielle régionale, et c’est à ce titre qu’elle fut, en 2011, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. La ville est également connue pour avoir vu naître l’architecte Le Corbusier, qui y a réalisé ses premières œuvres, dont la célèbre Maison blanche, construite au nord de la ville.

 

La Haute école Arc Conservation-restauration
The 'Haute Ecole Arc' in Neuchâtel

La Haute Ecole Arc est un établissement d'études supérieures de la HES-SO (Hautes Ecoles Spécialisées de Suisse occidentale), qui propose des formations dans 4 domaines : la Gestion, la Santé, l'Ingénierie et la Conservation-restauration. La Haute école arc Conservation-restauration (HE-Arc CR) est membre du Swiss Conservation-restoration Campus (Swiss CRC) qui regroupe les 4 formations suisses dans ce domaine. Elle propose une formation en Bachelor et en Master dans deux orientations :

  • La conservation-restauration des objets archéologiques et ethnographiques (CRAE)
  • La conservation-restauration des objets scientifiques, techniques et horlogers (CROSTH)

    L’orientation CROSTH constitue à l’heure actuelle pratiquement l’unique filière de formation en Europe spécialisée dans le domaine du patrimoine technique et industriel (avec la formation de la Hochschule für Technik und Wirtschaft à Berlin).
    La HE-Arc CR est également active dans le domaine de la recherche appliquée (Ra&D), de la prestation de services, et de la formation continue.
    Elle entretien des liens étroits avec de nombreux partenaires en Suisse et à l'étranger (institution muséales, laboratoires, associations professionnelles, associations de bénévoles, réseau pédagogique, etc.)

 

L’Observatoire de NeuchâtelThe observatoire of Neuchâtel

Fondé en 1858, l’Observatoire chronométrique de Neuchâtel est l’un des rares observatoires dans le monde qui fut d’emblée conçu pour la détermination de l’heure et la mesure du temps. Il fut ainsi un partenaire scientifique essentiel pour les horlogers, ainsi qu’un émulateur économique, grâce aux délivrances de certificats de marche officiels et à l’organisation annuelle de concours de chronométrie.
Au-delà du monde de l’industrie horlogère, l’Observatoire fournissait l’heure, dès le 19ème siècle à l’administration des postes et des télégraphes, aux chemins de fer et à toutes les horloges publiques suisses. Plus qu’un simple centre de recherche, l’Observatoire de Neuchâtel fut un véritable emblème régional, et reste le témoin de l’histoire industrielle et scientifique qui a contribué à structurer la ville et sa région.
En 2007, une restructuration complète a entraîné la scission de l’Observatoire de Neuchâtel, une moitié devenant une division du Centre Suisse d’Électronique et de Micro techniques (CSEM, www.swissmicrotechnology.com) qui poursuit des activités de recherche en lien avec l’horlogerie, l’autre moitié allant à la Faculté des sciences de l’Université de Neuchâtel. Deux types de témoins matériels subsistent aujourd’hui de l‘histoire de l’Observatoire de Neuchâtel : d’une part le patrimoine bâti, dont l'édifice originel datant de 1858-60 et le pavillon Hirsch ont été mis sous protection par l’Office de Protection des monuments et sites du Canton de Neuchâtel en 2003, d’autre part l’extraordinaire collection d’instruments scientifiques des 19ème et 20ème siècles rattachée à cette institution qui n'a pas pu bénéficier de telles mesures de sauvegarde, et qui fait actuellement l’objet d’un projet de recherche développé à la HE-Arc CR.

 

L’AMSTN
Association pour la création d’un Musée de la Science et de la Techniques à Neuchâtel

L'AMSTN est une association à but non lucratif qui mène un projet visant à affecter une partie des bâtiments de l’observatoire de Neuchâtel pour la création d’un musée.
Une partie de l'Observatoire, le Pavillon Hirsch, du nom du premier directeur de l'institution, est encore quasiment dans l'état de sa construction en 1912. De plus, il a été classé monument historique pour ses qualités architecturales et sa décoration intérieure due à l'École d'Art de la Chaux-de-Fonds (style Sapin). Ce bâtiment est déjà en lui-même un petit musée. Au point de vue scientifique, la coupole est équipée d'un triple réfracteur Zeiss de 1910, une pièce unique au monde dans cette version. Une lunette plus modeste y est également stockée. Au sous-sol, il y a un sismographe Piccard et Quervain construit dans les années 1930, ainsi que des pendules astronomiques sous cloche de verre, qui étaient les meilleurs garde-temps connus juste avant le cristal de quartz.
La Maison du Directeur est actuellement vide et selon l'AMSTN elle pourrait accueillir une deuxième partie d'exposition, mettant en valeur le savoir-faire neuchâtelois en matière de mesure du temps et de sa transmission.

 

Le Musée international d’Horlogerie de La Chaux-de-fondsLe Musée d'Horlogerie
© Musée International d’Horlogerie

Né de la collection d’objets de l’école d’horlogerie de la ville, le Musée Internationale d'Horlogerie (MIH) regroupe actuellement l’une des plus grandes collections horlogères au monde.
La collection permanente comprend en particulier des horloges, des montres mécaniques et électroniques, des chronomètres de marine, des automates et des instruments astronomiques. Le MIH propose également des expositions temporaires pour explorer les différentes facettes de l’horlogerie. Du 24 mai 2013 au 19 janvier 2014, l’exposition est consacrée à Georges-Frédéric Roskopf et sa montre, surnommée « la Prolétaire », conçue en 1867 et considérée comme la première montre populaire, bon marché.

 

La fabrique Suchard à SerrièressUCHARD
Pont Berthier (1810) devant « l’usine rouge », un des bâtiments de l’entreprise Suchard

Etablie en 1826 par Philippe Suchard, la fabrique de chocolaterie de Serrières a marqué le développement économique de la ville.
C'est avec l'arrivée de l'industrie que Serrières s'est développée, en particulier grâce au chocolatier Suchard, arrivé en 1825. Après des débuts au sein de sa confiserie artisanale, Philippe Suchard fit figure de pionnier en installant sa fabrique dans un ancien moulin désaffecté. Il y construisit lui-même les premières machines utilisées pour la production de chocolat Suchard. La fabrique a connu une croissance rapide
Philippe Suchard, au retour d'un voyage au Proche Orient, fit construire une maison inattendue à la rue Guillaume Farel : "le Minaret".
Il y adjoignit un immense parc (l'actuelle rue de la Coquemène le traverse de part en part) dans lequel il y avait un squelette de baleine et une volière énorme. À titre indicatif, la salle à manger des oiseaux était une salle de 20m de long sur 10 de large (actuelle salle paroissiale).
Pour loger ses ouvriers, l’entreprise Suchard fit construire dès 1887 une série de maisons connues aujourd’hui sous le nom de « Cité-Suchard »
En 1984, l’entreprise Suchard décida de vendre les maisons à ceux qui les occupaient, sous la forme d'une co-propriété.

 

Mines d’asphalte de la PrestaThe asphalt mines of La Presta
© Tourisme neuchâtelois

Après près de trois siècles d’activité, l’exploitation industrielle des mines de la Presta a pris fin en 1986. Deux millions de tonnes d’asphalte en ont été extraits, creusant dans la montagne un réseau de galeries approchant les 100 kilomètres.
Cette industrie a joué un rôle prépondérant dans le passé industriel du Val-de-Travers. Sa production s’est exportée à travers le monde, donnant à la région une renommée internationale.
Aujourd’hui, ces mines sont ouvertes au public et des guides expérimentés font découvrir aux visiteurs la magie d’un voyage au cœur de la montagne à une température de 8°C et dans un décor qui renvoie à la rudesse des conditions de travail des mineurs.

 

Autres centres d’intérêt dans le canton de Neuchâtel

 


 

 

 

2015 - European Industrial and Technical Heritage Year



2015

European Industrial and Technical Heritage Year
Année européenne du patrimoine industriel et technique
Jahr des Industriellen und Technischen Erbes
Anno del Patrimonio Industriale e Tecnico Europeo
Año Europeo del Patrimonio Industrial y Técnico

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